LE TEMPS DE PENTECÔTE - TEMPS DE L’ÉGLISE

Le temps de Pentecôte, c’est le temps de l’Église. Après le temps de Jésus, fils de Dieu fait homme, c’est le temps de l’Esprit Saint. « C’est votre avantage que je m’en aille – avait dit le Christ à ses disciples –  en effet, si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas à vous ; si, au contraire, je pars, je vous l’enverrai  ».
« Le séjour corporel du Christ parmi nous a pris fin, les actes de l'Esprit commencent ». La phrase est de saint Grégoire de Naziance. Elle nous place dans la réalité des choses : Dieu est intervenu directement, personnellement, dans la vie des hommes : son Fils s’est incarné. Il a vécu sur notre terre, dans notre temps. Et notre temps, maintenant, est devenu le Sien. Le temps de l’Esprit. Comme il l’avait promis à ses disciples juste avant des les quitter, il a envoyé le Paraclet, Esprit consolateur, Esprit de vérité. Ce n’est pas pour rien que les orthodoxes l’invoquent au début de tous les offices.

Le temps de l’Esprit, le temps de Dieu aujourd’hui, c’est le temps de l’Église. Réalité divino-humaine, l’Eglise est inspirée de l’Esprit Saint, mais elle peut avoir le souffle court dans ses décisions et sa vie dans le monde. Elle est pourtant la continuation de cette assemblée des disciples, ceux que saint Paul appelait les Saints.

Le temps de la Pentecôte, c’est le temps de l’Église. Tous ces dimanches que d’autres qualifient de « temps ordinaire » sont numérotés dans le calendrier liturgique orthodoxe xe après la Pentecôte. Et ce, jusqu’au 1er dimanche de carême. Notre temps ordinaire est donc le temps de l’Esprit.

Un premier élément dans notre réflexion, ce texte de saint Grégoire de Naziance.

Nous célébrons la Pentecôte ; la venue de l'Esprit Saint, l'accomplissement d'une promesse et la réalisation d'une espérance. Et quel mystère ! Comme il est grand et vénérable !

La vie corporelle du Christ prend fin ou plutôt ce qui regarde son séjour corporel parmi nous. Les actes de l'Esprit commencent.

Quels furent ceux du Christ ? La Vierge, la nativité, la crèche, le berceau, les anges glorifiant le Seigneur, les bergers qui accourent, l'étoile qui s'avance, l'adoration des mages et leurs présents, le massacre des enfants par Hérode, la fuite de Jésus en Égypte, son retour, la circoncision, le baptême, le témoignage céleste, Jésus trahi, crucifié, enseveli, ressuscité, montant au ciel, toutes vicissitudes qu'il supporte pour une grande part ; des adversaires du Christ, il supporte les œuvres d'impiété, car il est patient et magnanime ; de la part de ses amis, il agrée les hommages ; et si, loin des premiers, il retient sa colère, de même, à notre égard, il diffère sa bonté ; peut-être pour donner à ses ennemis le temps du repentir, et quant à nous, pour éprouver la valeur de notre amour, la solidité dans les épreuves et les combats soutenus en vue de la sainteté.

Auparavant c'étaient les plans de Dieu et les décisions impénétrables de sa Providence par lesquelles, avec sagesse, il gouverne les choses humaines ; semblable est la volonté du Christ dont nous verrons plus clairement dans l'avenir la réalisation progressive, et puissions-nous la voir personnellement. Mais pour dévoiler les mystères de l'Esprit Saint, que celui-ci nous assiste en personne, qu'il nous accorde le don de la parole, sinon celui que nous désirons, du moins une aisance qui soit à la hauteur de la circonstance. De toute façon c'est en maître, non en esclave, qu'il sera là : il n'attendra pas un ordre venant de nous, comme certains le pensent. L'Esprit souffle où et sur qui il le veut, quand et comment il lui plaît. Ainsi donc, nous avons besoin du souffle divin pour penser et parler de l'Esprit Saint.

L'Esprit Saint est Dieu : Il possède donc tous les attributs de la divinité. L'Esprit Saint a toujours existé, il existe et existera toujours, n'ayant ni commencement ni fin, mais toujours étroitement uni au Père et au Fils et compté avec eux; il ne convenait pas, en effet, que le Fils manque au Père ou que l'Esprit manque au Fils. Dans ce cas, en effet, la divinité serait en proie à la plus grande imperfection. Il est lui-même, pour lui-même, et pour ceux avec qui il est uni, toujours le même. Il est invisible, intemporel, indéfinissable, immuable, exempt de qualité, de quantité, de forme, de matière, il tient de lui-même un mouvement éternel (il ne s'agit évidemment pas ici d'un mouvement matériel, mais d'une sorte d'activité spirituelle au sein de l'Etre), une liberté complète de détermination, une puissance autonome qui est la toute-puissance, bien qu'il faille rapporter à la cause première, non seulement tout ce qui concerne le Fils unique mais aussi ce qui regarde l'Esprit Saint. Il est vie et donateur de vie, lumière et principe de lumière, la bonté en elle-même et source de bienfaits; c'est un Esprit droit, conducteur, maître, il envoie la lumière, sépare la vérité de l'erreur, bâtit son temple dans l'âme docile, indique la route à suivre, opère sa volonté, distribue ses grâces. Il est l'Esprit d'adoption, de vérité, de sagesse, d'intelligence, de science, de piété, de conseil, de force, de crainte, de respect, bref, il est l'Esprit de toutes les vertus. C'est par lui qu'est connu le Père, qu'est glorifié le Fils et c'est par ceux-là seuls qu'il est lui-même connu, formant avec eux, un seul et même ordre, étant avec eux l'objet d'un seul et même culte et adoration, partageant avec eux la même puissance, la même perfection, la même sainteté.

Pourquoi en parler plus au long ? Tout ce que possède le Père, appartient aussi au Fils, sauf l'absence de naissance. Tout ce qui est la propriété du Fils est aussi celle de l'Esprit, à part le fait que le premier a été engendré (de toute éternité). Tout cela ne fait pas qu'ils diffèrent de substance mais qu'ils sont distincts dans la même substance.

Au commencement l'Esprit Saint exerçait sa puissance sur les esprits angéliques, les vertus célestes et toutes les créatures qui viennent immédiatement après Dieu et l'entourent. Car c'est de l'Esprit seul que celles-ci tiennent leur perfection, leur splendeur, leur difficile inclination ou pour mieux dire, leur inaptitude complète à faire le mal, Ensuite, il communiqua sa force aux patriarches et aux prophètes, dont certains virent Dieu, par des représentations, ou le connurent (par d'autres manifestations venant de lui : par exemple des voix, etc…), et d'autres aussi eurent la prescience de l'avenir, ayant reçu dans leur intelligence l'empreinte de l'Esprit Saint, qui les fit assister aux événements futurs comme s'ils étaient présents. Tel, en effet, est le pouvoir de l'Esprit. Il se manifesta ensuite aux disciples du Christ, je ne parle pas du Christ, qu'il assistait, non en lui conférant la puissance mais en l'accompagnant comme son égal, et à ceux-là il le fit de trois manières, dans la mesure où ils étaient capables d'en profiter, et en trois circonstances; avant la glorification du Christ par sa Passion, après son élévation par la Résurrection et enfin après son Ascension dans les cieux. (...)

Ceci montre à suffisance que la guérison de la première des maladies, celle des esprits, ne peut évidemment pas avoir été opérée sans le concours de l'Esprit Saint ; que l'insufflation qui eut lieu après l'accomplissement du salut est due sans aucun doute à une intervention divine ; enfin que le partage des langues de feu dont nous célébrons aujourd'hui le souvenir, est lui aussi don de l'Esprit.

La première manifestation était obscure, la deuxième, plus claire ; mais celle d'aujourd'hui est lumineuse : l'Esprit ne participe plus seulement à notre vie par sa puissance, il est avec nous par son être, pourrait-on dire, il vit avec nous.

La Pentecôte, ce peut être aussi une expérience spirituelle personnelle. Ecoutons cette méditation du père Cyrille Argenti.

" Vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ ", chantons-nous à chaque baptême, en citant Saint Paul dans son Epître aux Galates.
La vie chrétienne, ou plutôt, pour parler comme Saint Paul, la vie en Christ, ne consiste pas seulement à mettre en pratique les commandements de Dieu : ceci est demandé à un Juif et à un Musulman autant qu'à un Chrétien.

Il s'agit, en outre, il s'agit surtout, comme nous le rappelle St Paul dans l'Epitre aux Romains de devenir « uns » avec le Christ afin qu'Il demeure en nous et nous en Lui.

Cette intégration du chrétien au Corps du Christ se réalise par l'onction du Saint Esprit (en grec " chrisma "). Celui qui nous affermit en Christ et qui nous donne l'onction, c'est Dieu ".

Le mot grec " chrisma ", employé tant par Saint Jean que par Saint Paul, renvoie aussitôt à " Christos " (en grec, " oint ") et nous rappelle que l'onction du Saint Esprit, le don du Saint Esprit, le don de Pentecôte nous intègre au Christ, nous unit au Christ, sur qui, en qui, repose l'onction du Saint Esprit, onction qui fait de Lui le " Oint ". Le Christ fait don de cette même onction, de cette " chrismation " à ses disciples pour faire d'eux des " christoi ", des " oints ", des christs, des Chrétiens. C'est ce don que chacun de nous a commencé à recevoir en remontant des eaux du baptême lorsqu'il reçût le " sceau du don du Saint Esprit " dont nous avons été scellés par le Saint Chrême, par l'onction, par notre " chrismation ". Cette chrismation a donc marqué le début de notre Pentecôte personnelle, c'est-à-dire l'actualisation pour chacun de nous, la réception par chacun de nous aujourd'hui, du don fait à l'Eglise toute entière le jour de la Pentecôte.

Ce don, nous l'entretenons et le ranimons par la soif et l'espérance de toute une vie tendue vers cette " acquisition du Saint Esprit " qui, Saint Séraphin de Sarov nous le rappelle, en est le but même et lui donne tout son sens.

Nous l'entretenons et le ranimons en Eglise, chaque fois que nous participons sincèrement à la Divine Liturgie, chaque fois que nous communions aux Saints Mystères, avec crainte de Dieu, foi et amour.
C'est, en effet, par la communion eucharistique que nous entrons en Christ et Lui en nous : « celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en Moi et Moi en lui  ». Et c'est l'œuvre de l'Esprit qui fait du pain et du vin Corps et Sang du Christ afin de changer chacun de nous qui, en communiant, devient membre de ce même corps.

C'est ainsi que le Saint Esprit, en nous unissant corps et âme à Celui qui est « l'image du Dieu invisible  », « le resplendissement de Sa gloire et l'empreinte de Sa substance  » rend de plus en plus brillante l'image de Dieu en chacun de nous, de sorte que « nous soyons transfigurés de gloire en gloire en cette même Image par le Seigneur qui est Esprit  », « jusqu'à ce que nous parvenions tous ensemble à l'unité dans la foi et dans la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'adultes, à la taille du Christ dans sa plénitude  ».

Croître en Christ, Image parfaite de Dieu, pour réaliser pleinement cette ressemblance selon laquelle nous avons été créés, tel est le but de la vie que nous pourrons atteindre dans la mesure où nous supplions sans cesse le Père d'insuffler en nous Son souffle, Son Saint Esprit, pour projeter en nous l'Image du Fils, nous rendre ainsi de plus en plus semblable à notre Divin modèle et ainsi « nous unir à la Divine Beauté  », bref nous « christifier ».

Nous poursuivons notre méditation sur le temps de la Pentecôte, temps de l’Église, temps de l’Esprit Saint avec cette réflexion de l’archimandrite Placide DESEILLE concernant la vie spirituelle.

Le fondement de notre vie dans le Christ est le baptême. Quand nous recevons ce sacrement, nous obtenons la grâce du Saint-Esprit. Elle répand en nous une lumière et une force intérieures qui nous rendent capables de rompre avec le mal, de repousser les tentations de l'égoïsme, de l'esprit de jouissance et de domination. C'est en ce sens que le baptême nous fait mourir au péché et ressusciter avec le Christ pour une vie nouvelle.

Mais le baptême ne nous communique pas cette vie nouvelle dans son état achevé, dans sa pleine maturité. Il nous en donne seulement le germe, et cette semence déposée dans nos cœurs ne peut croître et se développer que si nous y apportons librement notre concours.

Le baptême laisse subsister en nous un attrait pour les plaisirs et les satisfactions égoïstes. Il faut donc que, en écoutant la Parole de Dieu telle qu'elle nous est transmise dans l'Eglise et en suppliant dans la prière le Seigneur de nous venir en aide, nous fassions violence à nos tendances mauvaises pour obéir à ce que Dieu nous demande, même si nous n'en ressentons ni le goût, ni l'envie.

En effet, à ce stade de la vie spirituelle, nous ne pouvons pas encore avoir conscience de cette vie nouvelle qui nous habite, nous ne pouvons pas encore éprouver d'une façon sensible le goût du bien, l'attrait pour les choses d'en haut. L'éveil de cette sensibilité spirituelle est un don que Dieu n'accorde ordinairement qu'à ceux qui ont longuement mené le combat invisible. En attendant, seule la foi en la Parole de Dieu nous permet de connaître avec certitude ce qui est bien et ce qui est mal, et la grâce nous vient en aide d'une façon réelle, mais que nous ne sentons pas.

Nous ne sommes d'ailleurs pas laissés à nous-mêmes dans notre compréhension de la Parole de Dieu. Ce n'est pas en effet ce que nous comprenons par nous-mêmes, ce que nous ressentons, ce qui nous convient ou nous semble bon, ce avec quoi nous nous sentons à l'aise, qui est nécessairement vrai et bien. La vérité ne se révèle qu'à ceux qui sont unis dans l'amour, à ceux qui n'ont ensemble qu'un seul cœur et un seul esprit dans le Christ. En d'autres termes, c'est l'Église seule qui peut comprendre la Parole de son Seigneur, dans la lumière de l'Esprit-Saint. Lorsque tous les chrétiens, pendant des siècles et dans les lieux les plus divers, ont compris la Parole de Dieu d'une certaine façon et en ont interprété les exigences d'une manière déterminée, cette unanimité est le signe que l'Esprit-Saint est à l'œuvre, que cette compréhension de la Parole donnée à l'Eglise vient de lui. S'en écarter pour suivre son opinion propre, ou celle d'un groupe particulier, serait pécher contre l'amour, ce serait ce qu'on a appelé un fratricide spirituel.

Ne croyons pas qu'il puisse y avoir, au sein du peuple de Dieu, une évolution des mœurs qui rendrait dépassé et périmé ce qui a été tenu par tous, toujours et partout dans l'Eglise. Quand il s'agit de points aussi fondamentaux que, par exemple, la nécessité de la prière, le sens du jeûne, la conception chrétienne du mariage et de la vie sexuelle, le respect absolu et l'amour de toute personne humaine, impliquant le refus de l'avortement, de l'euthanasie, du racisme, il y a simplement des comportements qui sont chrétiens, et des comportements qui ne le sont pas, même s'ils sont devenus ceux d'un plus ou moins grand nombre de gens qui se disent ou se croient chrétiens. Le christianisme ne connaît ni interdits ni tabous arbitraires ; mais il y a une manière de vivre qui correspond au germe de vie divine reçu au baptême, qui en procède et l'aide à se développer, et une manière de vivre qui le tue.

Le chrétien, certes, reste un pécheur. Mais au péché, il existe un remède : le repentir. Si nous reconnaissons notre péché, si nous le regrettons du fond du cœur, si nous implorons le pardon divin, si nous nous efforçons sincèrement de nous convertir, Dieu nous viendra en aide et nous pardonnera. Mais si nous essayons de nous justifier, si nous appelons le mal bien, et le bien mal, nous nous fermons par là même au repentir, nous commettons le péché contre l'Esprit.

Dans l'Eglise, il n'y a pas de différence entre la  morale et la spiritualité, il n'y a pas un minimum imposé à tous, et des exigences supérieures qui seraient le privilège d'une élite. C'est à tous que le Seigneur a dit : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait  ». Le plein développement de notre vie de fils de Dieu et de membres du Christ, commencée au baptême, est la loi de toute vie chrétienne. Ce n'est pas une loi qui s'imposerait de l'extérieur, une loi écrite sur des tables de pierre comme celle qui fut donnée à Moïse, c'est une loi inscrite dans nos cœurs par l'Esprit d'amour qui nous a été donné. Dans une certaine mesure, les moyens à mettre en œuvre varient pour chacun, selon son état de vie et les conditions particulières qui sont les siennes; mais le but est le même pour tous : être transfigurés, par la puissance du Saint-Esprit, à l'image du Fils unique.

La Pentecôte que nous vivons annuellement, expliquait un jour dans une homélie le père Boris Bobrinskoy, est un moment suprême de notre existence, dans laquelle apparaît la finalité même du calendrier liturgique tout entier orienté de la venue de Jésus vers la venue de l'Esprit. La venue de l'Esprit c'est ce pourquoi Jésus est venu. La finalité du calendrier liturgique, c'est aussi le sens profond, la substance même du mystère de l'Eucharistie dans lequel nous sommes rassemblés. Car cette Eucharistie n'est rien d'autre que le don, la permanence et le renouvellement de l'Esprit Saint, dans notre vie, dans la vie profonde de chacun, dans notre communauté et dans le rayonnement que chacun d'entre nous et nous tous ensemble, nous sommes appelés à vivre.

L'Esprit Saint est l'Esprit du Père, Celui qui crie en nous " Abba Père ", mais il est aussi l'Esprit du Fils sans lequel nous dit Saint Paul, nul ne peut appeler Jésus " Seigneur ". L'Esprit Saint introduit donc à ce banquet, à cette communion trinitaire que constitue l'Eucharistie.

Mais si l'Esprit Saint nous introduit à cela, c'est que l'Esprit Saint nous a été donné pour être en nous, dès le premier instant de notre existence humaine. C'est pourquoi, dans le passage de la Genèse selon lequel Dieu crée l'homme en le modelant de la glaise, il est dit que Dieu insuffla en lui l'Esprit de vie et que l'homme devint une âme vivante. C'est pourquoi l'Esprit Saint, même s'il vient sur nous de l'extérieur, nous appartient. Non pas qu'il soit notre possession, non pas qu'il soit notre chose, non pas que nous puissions en disposer. Il nous appartient néanmoins, dans un autre sens, comme l'élément constitutif de la vie humaine, sans laquelle l'homme n'est pas homme, sans laquelle il est réduit à plus bas que l'humanité.
L'Esprit Saint est bien la condition de la vie véritable. Il faut donc apprendre et demander au Seigneur la grâce que ce que nous recevons dans la fête, dans la Pâque, dans la Pentecôte, dans le Dimanche, dans la communion eucharistique, dans cette rencontre chaque fois unique et renouvelée avec le Seigneur, avec la divine Trinité, eh bien que ce soit un " trésor sans prix " que nous gardions dans notre cœur. Que nous le gardions sous forme de délicatesse, sous forme de miséricorde, sous forme de vigilance, sous forme de désir de progrès spirituel, de désir de prière, sous forme d'ouverture à nos frères surtout.

Que Dieu vous garde.
Au revoir.



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